LeNouveauGign


Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (ou GIGN) est une unité d'élite de l'armée française spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme et de libération d'otages. Sa devise est « Sauver des vies au mépris de la sienne ».

Le GIGN est basé à Satory (Versailles), son centre d'instruction et d'entraînement se situant au Camp de Frileuse à Beynes ; pour participer à la sélection, il faut déjà être gendarme et avoir moins de 32 ans.

Depuis le 1er septembre 2007, une profonde réorganisation a eu lieu. Le « nouveau » GIGN regroupe sous le même nom l'intégralité des hommes de l'ancien GSIGN:

* trois forces opérationnelles :
o la force intervention (ancien GIGN)
o la force observation/recherche (ancien groupe d'observation-recherche de l'EPIGN)
o la force sécurité/protection (qui regroupe les membres de la section de sécurité et protection de l'EPIGN et du personnel du détachement gendarmerie du GSPR)
* une force d'appui opérationnel, comprenant des moyens techniques et diverses compétences nécessaires aux autres forces.
* une force formation effectuant à la formation interne et externe.

Dans le futur, les gendarmes nouvellement arrivés seront tous formés à l'intervention, puis auront la possibilité d'être formés à la protection et/ou à la recherche/observation (anciennes missions du GSPR et de l'EPIGN). L'effectif total sera porté à environ 420 militaires à l'horizon 2010, contre 380 aujourd'hui. Il sera alors possible d'engager jusqu'à 200 hommes entrainés et habitués à travailler ensemble lors d'interventions de grandes envergure (prise d'otages massives par exemple, comme à Beslan). Le sigle GSIGN n'a plus lieu d'être et le sigle « GIGN » ne désigne plus la même unité.

Missions

* Antiterrorisme : le GIGN intervient en premier lieux sur les missions suivantes :
o Piratair : détournement d'avion.
o Piratmer : détournement ou attaque de navire
o Piratome : attaque nucléaire
o Piratox : attaque chimique ou biologique
o Piratext : prises d'otages de ressortissants français à l'étranger

Pour les actes de terrorisme ne rentrant pas dans ces catégories (prise d'otage, etc.), la répartition des missions entre le GIGN et le RAID se fait selon les risques, la dangerosité et la sensibilité de l'événement. Le RAID n'ayant compétence que sur les ZPN (zones de police nationale) le GIGN quand a lui, sur tout le territoire Français, y compris les DOM-TOM.

* Autres interventions : les neutralisations de forcenés, les arrestations de personnes dangereuses et armées.

* Force de sécurité et protection (FSP)

Elle couvre l'intégralité du spectre de la Sécurité et de la Protection.

Sur le territoire national les sections de sécurité-protection (SSP), assurent quotidiennement la protection de hautes personnalités françaises ou étrangères. Elles assurent également ce type de mission à l'étranger, au profit des diplomates en poste dans des zones à risques.

Parallèlement aux missions de protection, les SSP procèdent à la mise en sécurité de sites. Que ce soit au profit de l'autorité protégée ou lors d'évènements majeurs, cette force déploie des tireurs d'élite, le groupe de recherche d'engins piégés (GREP), ou encore les spécialistes en investigations sub-aquatiques.

Enfin, dans un contexte interministériel, la FSP est régulièrement sollicité pour réaliser des audits de sécurité au profit des représentations françaises à l'étranger ou de sites sensibles partout en France. Ayant une expérience reconnue dans ce domaine, les missions évaluent les enjeux sécuritaires et apportent une expertise et des réponses adaptées, en vue d'accroître le niveau de sûreté des installations visitées.

En marge des missions évoquées supra, les militaires de cette force participent de façon régulière à la formation des troupes d'élite étrangères.

* Missions des SSP :
o Protection rapprochée de personnalités
o Sécurité des ambassades et représentations diplomatiques françaises à l'étranger(Algérie, Côte d'Ivoire, Haïti, Afghanistan, Irak ....)
o Extraction de ressortissant français à l'étranger
o Mise en sécurité
o Analyse du risque et audit de sécurité
o Gestion de crise à l'étranger
o Sécurité des évènements d'ampleur nationale et internationale
o Formation internationale

Pour permettre de mener à bien ces missions, les entrainements du GIGN sont très poussés et dangereux. Il y a ainsi eu plus de décès lors de ces entrainements que lors des missions elles-mêmes. Les démonstrations faites par le groupe reflètent les entrainements. Alors qu'il assistait à l'une d'elles en tant que ministre de l'intérieur, Pierre Joxe est très légèrement blessé par l'explosion d'une grenade défensive qui n'a pas pu être désamorcée à temps.



  


Les différents Commandants d'unité

• Lieutenant Christian Prouteau
: 1973-1982 (GIGN n° 1 puis GIGN)

• Capitaine Paul Barril
: 1982-1983 (par intérim)

• Capitaine Philippe Masselin
: 1983-1985

• Capitaine Philippe Legorjus
: 1985-1989

• Chef d'Escadron Lionel Chesneau
: 1989-1992

• Capitaine Denis Favier
: 1992-1997

• Chef d'Escadron Eric Gérard
: 1997–2002

• Lieutenant-Colonel Frédéric Gallois
: 2002-2007

• Général Denis Favier
: 2007-2012

• Général Thierry Orosco
:2012-XXX


Écusson du GIGN depuis septembre 2007

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