Drakkar1
Attentat de Drakkar
Drakkar, l'attentat, chronologie
bombardement de la résidence des Pins
le batiment DRAKKAR avant l'explosion
implantation des éléments de la FMSB
Les positions Françaises au Liban 1983 / 1984

Les trois pays membres de la FMSB se sont attribués leurs secteurs d’activité selon une répartition

qui coïncide avec la conception qu’ils se font de leur mission - et des risques qu’ils semblent être prêts

à assumer.


Ainsi, les Français s’installent au coeur de la zone sensible, au nord-ouest de la capitale, dans cette

partie historique du centre-ville. À noter qu’au début du moins, les forces libanaises s’opposent à tout

déploiement de la FMSB dans Beyrouth Est. En se concentrant sur les quartiers de la partie ouest de la

ville, le contingent quadrille son « territoire » en y installant quelque 40 postes de surveillance et en y

multipliant les patrouilles, de jour comme de nuit.


 Les missions sont accomplies par des éléments d’un volume minimum d’une section. En parallèle, les démineurs du 17ème RGP se lancent dans le fastidieux et dangereux travail de dépollution de la ville. 16 000 engins de toute sorte seront détruits en deux ans.


Les Américains se fixent à l’aéroport, au sud de la capitale. La zone est idéale pour mettre à pied

d’oeuvre le matériel lourd avec lequel ils débarquent : mortiers de 81 mm, canons de 155 mm, missiles

anti-chars Dragon et Tow, chars M60, hélicoptères de combat Cobra, appareils de transport Chinook,

Sea Knight, Sea Stallion.


 Au départ, c’est le seul contingent à être doté d’un tel appui feu. Les marines vont s’employer principalement à aider le gouvernement libanais à recouvrer ses prérogatives en contribuant à la reconstitution de son armée. Dans le cadre du Lebanese Army Modernisation

Program (LAMP), ils prennent en main l’instruction des soldats et leur formation aux matériels

modernes Made in USA que livre l’Amérique : une centaine de chars M 48, plusieurs centaines de

M113, de pièces d’artillerie et de véhicules.


150 conseillers militaires sont détachés auprès de l’état major libanais pour les aider à élaborer leurs décisions. À titre de comparaison, la France a détaché 3 officiers supérieurs et un sous-officier pour conseiller l’armée libanaise, tandis que le contingent français de la FMSB formera, grâce au « binomage », quelques 2 000 spécialistes pour le compte de l’armée libanaise (tireurs d’élite, équipages de blindés, commandos héliportés).


Les Italiens occupent l’espace intermédiaire, avec un objectif principal : surveiller les camps de

Sabra et Chatila en limite nord de leur zone. Quant à la centaine de soldats anglais qui rejoindra la force ultérieurement, elle s’installera en bordure est de la zone contrôlée par les Américains. Sa présence est symbolique et son action se bornera à fournir du renseignement aux autres contingents ; il est vrai qu’au même moment l’armée britannique est engagée aux Malouines.


Au total, la FMSB déploie 3 500 hommes : 1 200 Américains, 1 160 Italiens et 1 130 Français. Cet

effectif ne cessera de croître, pour atteindre un maximum de 6 000 hommes en novembre 1983. Dont

2 000 Français. En prenant en compte les marins des flottes de soutien (3 700 hommes au maximum

pour Olifant), dont une bonne partie des bâtiments croisera au large de Beyrouth en permanence

pendant deux ans, cette opération multinationale mobilisera près de 20 000 hommes (2 600 marines

embarqués). Dans le cas de la France, il faut remonter à 1956 pour retrouver une opération navale d’une aussi grande envergure.

  

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