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Courrier


BEYROUTH : mission de Paix

La 31ème Brigade – juin à septembre 1983,

par le général Coullon


En septembre 1982, le gouvernement libanais entend rétablir la sécurité à Beyrouth, mais renonce à faire

appel à une force des Nations unies. Il opte pour une force multinationale, la FMSB (Force

multinationale de Sécurité à Beyrouth). Les premiers Français débarquent à Beyrouth le 24 septembre,

suivi le 25 des Américains et le 26 des Italiens. Jusqu’au début du mois de mai 1983, les incidents

demeurent limités tandis que les contingents français se succèdent (11ème DP, 9ème DIMa, 31ème

Brigade), mais la tension reste vive. Fin août la FMSB, devenue une cible, est contrainte de reconsidérer

son attitude. Le général d’armée (CR) COULLON, alors à la tête de la 31ème Brigade à BEYROUTH, a

bien voulu prendre la plume pour évoquer son engagement en 1983, et les enseignements qu’il en tirait

dès cette époque.

Le 1er juin 1983, forte de 2 000 hommes, ma brigade, la 31ème, chausse les bottes du contingent de la

9ème DIMA, commandé par le général Datin. Elle est répartie en 36 postes dans la partie Nord de

BEYROUTH. Le contingent italien (2000 h) est déployé en une dizaine de points dans Beyrouth-Sud. Les

"Marine" US (2000 h) sont concentrés autour de l’aéroport à courte portée de leurs navires d’appui et de

soutien. Un détachement britannique, léger (150 h) mais dynamique et "intelligent", implanté à la sortie

de la route de Damas complète le dispositif de ce qu'on dénomme la Force Multinationale de Sécurité à

Beyrouth (FMSB).


En fait, c’est une force inter-étatique et non multinationale. Un mandat unique, mais aucune unité de

commandement ou de contrôle opérationnel ; aucun élément de liaison inter-contingent donc pas de

coordination du renseignement ni de l’action ; exécution de la mission de manière autonome par chaque

force nationale sous le contrôle (relatif) de son ambassadeur (considéré comme le représentant de

l’autorité politique nationale). Une réunion "mondaine" hebdomadaire rassemblant, au Palais

présidentiel, sous l’autorité du Président de la République, ambassadeurs et commandants de forces

ainsi que le commandant de l’armée libanaise, est sensée promouvoir un minimum de coordination du

mandat de la FMSB.


La zone de responsabilité dans laquelle la brigade a mandat "d’assurer la sécurité", compte environ 400.000

habitants. Toutes les communautés politico-religieuses (druze, palestinienne, maronite, arménienne,

chiite, sunnite, grec-catholique, communiste, etc…), ce cocktail explosif du Moyen-Orient, y sont

représentées. Or si une force militaire sait "fabriquer" de la sécurité, elle ne sait pas réconcilier des

factions ennemies. A l’Est, le 21ème de Marine, aux ordres du colonel Desmerger, arme 15 postes à cheval

sur la ligne "verte". Depuis 1975, cette ligne cristallise les affrontements entre milices chrétiennes et milices

islamo-progressistes. A l’Ouest, en zone chiite, druze et palestinienne, le 2ème Etranger du colonel Lajudie,

en compte 16. Le 1er Etranger de cavalerie du colonel de La Presle, avec ses blindés légers est déployé dans

le bois des Pins en position centrale comme réserve d’intervention.

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