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 Au Liban, j'ai perdu plus de 80 paras dont 58 au Drakkar, non pas pour notre attitude locale mais uniquement en raison de la situation internationale. A l'époque, la France avait deux contentieux avec l'Iran : le soutien à Saddam Hussein dans la guerre contre l'Irak et  le règlement d'Eurodif. Drakkar avait alors servi de facture pour l'Iran, par l'intermédiaire de son bras et de sa main au Liban, à savoir la Syrie et le hezbollah.

Aujourd'hui, pour des raisons différentes, le scénario est quasi-identique. Si la situation internationale se dégrade, notamment en raison du dossier du nucléaire avec Téhéran, nos hommes feront une cible facile pour des raisons politiques. On les envoie dans la gueule du loup avec pour mission de lui enlever les dents. On dit souvent que la France a une dette envers le liban, mais il ne faut pas oublier non plus qu'elle a déjà beaucoup versé de sang pour lui. Bien sûr, il faut y aller, mais pas pour faire n'importe quoi.



 

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ELOGE FUNEBRE


prononcé à Beyrouth le 27 Octobre 1983 par le Général Cann pour la levée des coprs des parachutistes tombés au poste Drakkar. Sur le perron de la résidence des pins

Officiers, Sous-officiers, Parachutistes de la 3ème Compagnie du 1er RCP et de la 4ème Compagnie du 9ème RCP.


JE VOUS SALUE


Nous étions arrivés à Beyrouth le mois dernier pour y apporter notre pierre à l'édifice de lapaix dans ce pays meurtri.

Vote compagnie s'était vu confier le rôle d'occuper le poste DRAKKAR et à partir de ce poste de rayonner dans le quartier de JNAH afin d'y proteger les populations.

Rapidement, vous vous étiez fait connaître par votre action de présence et votre rigueur. Puis, vous vous étiez fait apprécier des gens alentour par votre dévouement, votre esprit de justice, votre générosité et votre gentillesse.

vous effectuiez sans cesse gardes et patrouilles pour la meilleur sauvegarde de tous, la vôtre et celle des familles civiles qui a chacun de vos passages, vous signifiaient leur gratitude.

Comme tous ici vous vous sentiez menacés. Votre Capitiane avait fait prendre pour la nuit des dispositions de sûreté extrèmes, mais vous avez été atteints de plein fouet par un fanatiqueà l'inimaginable détermination.

vous n'êtes pas morts en vain : Votre sacrifice contribue à la consolidation de lapaix à beyrouth et rappelle au monde entier que cette consolidation de la paix est une entreprise toujours difficile et souvent douloureuse.

Nous sommes fiers de vous : existe-t-il en effet plus grnade noblesse pour un soldat que de mettre son âme, non pas au service de la violence, mais à celui ardu de la modération.


au revoir mes chers parachutistes.



  


BIOGRAPHIE


Du Général de corps d’armée (c.r.) François CANN

Breton d'origine, né en 1932, le sous-lieutenant François CANN, à sa sortie de Saint-Cyr en 1954, choisit l'infanterie coloniale puis, après une année d'école d'application, la Brigade des parachutistes coloniaux.

A deux reprises, il sert en Algérie au 3° Régiment de parachutistes d'infanterie de marine comme chef de section puis commandant de compagnie. Avec ce régiment, il participe notamment aux opérations de Suez (1956), de Timimoun (Sahara en 1957) et de Bizerte (Tunisie en 1961).

De 1958 à 1960 il est chef de commando à la Compagnie de Parachutistes coloniaux de Brazzaville (A.E.F.).

Comme capitaine, il est instructeur à l'Ecole des troupes aéroportées à Pau avant de rejoindre l'Ecole d'état-major à Paris comme stagiaire en 1965.

Désigné pour l'Extrême-Orient en 1966, il fait un séjour de deux ans dans l'armée cambodgienne comme instructeur avant d'être envoyé à l'Ecole de guerre canadienne à Kingston (Ontario) en 1968, pendant un an.

De 1968 à 1970, il sert à la STAT « Aéroportés » (Versailles et Toulouse).

Promu chef de bataillon en 1970, il est admis à l'Ecole supérieure de guerre à Paris en 1971 et deux ans après, il rejoint le 8° Régiment de parachutistes d'infanterie de marine à Castres, comme Officier-opérations.

Promu lieutenant-colonel en 1975, il devient chef du Renseignement du 1er corps d'armée – 6° R.M. à Metz avant de revenir en 1977 prendre le commandement du 8° R.P.I.Ma, régiment avec lequel il intervient au Liban dans le cadre de l'O.N.U. (F.I.N.U.L. septembre 1978 – mars 1979), régiment renforcé d’un escadron du 1er R.H.P. et d’une compagnie du 17ième R.G.P.

Promu colonel en 1978, il est nommé à son départ de Castres en 1979 chef d'état-major de la 11ème Division parachutiste et de la 44ème Division militaire territoriale à Toulouse, fonction qu'il assume pendant deux ans avant d'être admis comme auditeur au Centre des Hautes Etudes Militaires.

 


A Paris. En 1982, il revient à Toulouse comme adjoint-opérations au Général commandant la 11ème Division parachutiste.

Le 1er août 1983, il prend le commandement du Groupement aéroporté de la 11ème Division parachutiste à Albi.

Il est promu Général de brigade le 15 septembre 1983.

Il prend le 17 septembre 1983, le commandement de l’opération Diodon IV à Beyrouth dans le cadre de la Force Multinationale de Sécurité (US –FR - ITA et GB).

Le détachement français se compose de l’EM – GAP (colonel Serpol), du 3ième R.P.I.Ma, (colonel Roudeillac), du 7ième RPCS (colonel Daufresne), du commando marine « de Montfort » (capitaine de corvette Aubrun), d’un détachement du 17ème RPG (colonel Quesnot) et d’une brigade prévôtale de l’Escadron 9/11 parachutiste de Gendarmerie Mobile, d’un régiment d’appelés parachutistes, le 6ième RIP (colonel Urwald, son PC, la CCS et 1 compagnie du 6ème RPIMa, l compagnie du 1er RCP et une compagnie du 9ème RCP).

Diodon IV sera marquée par les grands attentats-suicide (QG des Marines à l’aéroport, 283 morts, Drakkar – 1er RCP, 58 morts) et attentats divers (15 morts).

Le 1er août 1985, il devient l'adjoint opérationnel du Général commandant la Force d'action rapide à Maisons-Laffitte.

Il est nommé Général de division le 1er août 1987 et le 4 août il est placé en position de service détaché auprès du ministre des affaires étrangères pour exercer les fonctions de chef du Gouvernement militaire et commandant du secteur français de Berlin. La chute du Mur survient le 9 novembre 1989.

Le 15 octobre 1990, il est élevé au rang et appellation de Général de corps d'armée.

Le 1er novembre 1990, il est nommé chef de la mission militaire française auprès du Commandement suprême allié en Europe (SACEUR) à Casteau-Mons, Belgique.

Le Général François CANN a été élevé à la Dignité de Grand ’Croix de la Légion d’honneur par décret du Président de la République en date du 31 octobre 2007. Il est titulaire de plusieurs décorations étrangères dont l'Ordre du Cèdre libanais avec le grade de commandeur, de l'Ordre du Mérite berlinois et de la Légion du Mérite américain (avec le grade d'officier). Il est également titulaire de la médaille de l’aéronautique.

Une fois blessé en opérations, le Général François CANN est sept fois cité dont quatre fois à l'ordre de l'armée.

Retiré du service actif le 14 juin 1992, il est membre du Conseil de l'Ordre national de la Légion d'Honneur depuis le 5 décembre 1991 et Président de l’Amicale des Anciens du « 8 » et du « 7 » depuis le 15 octobre 1992.

En 2004 il est promu « caporal d’honneur » de la Légion étrangère.